J'aime bien écouter BFM le soir en préparant le repas. Entre deux nouvelles super importantes sur la marge opérationnelle du Club Med ou les tribulations de Saint-Gobain à la Bourse de Paris, on y entend immanquablement cette phrase : « Quel signe attendent les Marchés ? » (avec une majuscule à Marchés parce qu'il va sans dire que le type dans la radio ne s'inquiète pas de savoir si j'ai fait bonjour de la main au marchand de légumes bio de mon marché de quartier).
Quand je dis « J'aime bien », je m'entends... Je serais plus près de la vérité si je disais « Je hais ». M'enfin j'ai un don inné pour positiver et l'emploi à tout-va par les chroniqueurs de BFM de cette tournure de phrase (« Quel signe attendent les Marchés ? ») éveille systématiquement chez moi l'espoir utopique d'entendre un jour dans mon poste : « Quel signe attendent les chômeurs ? »
C'qu'on peut être bête.
jeudi 7 juin 2012
samedi 12 mai 2012
Histoire de famille
Pour accompagner le départ en Angleterre (1) de mon fils aîné, Kaelig, l'idée m'est venue de reprendre un enregistrement que j'avais de lui, qui chantait une chanson de Aaron en s'accompagnant à la guitare. Comme j'aimais beaucoup son interprétation, pleine d'intensité malgré les conditions sommaires et la rapidité de la prise de son, je me suis appliqué pour ne pas la trahir. Après quelques tâtonnements, j'ai effacé la guitare, ajouté une voix et des instruments (joués ou programmés) puis demandé à Johann, bassiste de MàM et tonton de Kaelig, d'assurer la partie de basse. J'ai ajouté un solo de guitare sur le final et voilà le résultat : « Lili » par Kaelig.
En sus, voici un petit collector pour les aficionados (moi, au moins). C'est une chanson du groupe dans lequel Kaelig chantait naguère et jouait de la batterie.
(1) Partir bosser au pays des Beatles, des Stones et des Monty Python, purée ça s'arrose !
lundi 16 janvier 2012
Avatar en 3D real life
Dans un monde où tout est marchandise, on comprendrait mal que quelques privilégiés réfugiés dans des forêts d'Amazonie n'en chient pas comme les autres. Heureusement, la morale est sauve et on apprend avec soulagement que le capitalisme porte fièrement les valeurs de la civilisation jusque dans la tronche - littéralement - des enfants des susdits privilégiés.
C'est à lire ici (prévoir une bassine pour le dépôt de gerbe).
C'est à lire ici (prévoir une bassine pour le dépôt de gerbe).
dimanche 15 janvier 2012
Bon chien-chien, ça !
Bon dieu c'est dingue, y a des gens qui sont assez cons un dimanche après-midi alors qu'il fait super beau dehors, pour aller remplir une salle de cinoche et voir un film sur la mainmise des pouvoirs de l'argent sur les médias. Merde, les gars - les filles - on vous explique depuis des décennies que la politique, les questions de société, tout ça, c'est vachement compliqué, c'est pas pour vous, alors qu'est-ce que vous allez vous emmerder en plein weekend à participer à des débats avec des réalisateurs qu'on voit même pas à la télé ! (autant dire des réalisateurs fantômes)Bon, j'arrête de déconner : même si ce que dit ce film n'était pas une découverte pour moi - merci Acrimed, merci Serge Halimi et son livre Les nouveaux chiens de garde, que j'avais lu en 97, merci Pierre Carles - j'ai pris plus que plaisir au jeu de massacre des laquais du pouvoir qui squattent les écrans de télé et les pages des journaux. La séquence où Laurent Joffrin met 1'02" à poser une question embarrassante (pour Laurent Joffrin) à Jacques Chirac est un délice, tandis que celle où Arnaud Lagardère se fait cirer les pompes par Michel Drucker et Jean-Pierre Elkabbach est purement obscène. La séquence d'ouverture, où l'on voit le journaliste Pierre Desgraupes parler avec ferveur et à une heure de grande écoute du livre de Paul Nizan "Les chiens de garde", nous rappelle que la télé n'a pas toujours été la machine à avilir qu'elle est aujourd'hui.
Au cours du débat qui a suivi le film, Gilles Balbastre, co-réalisateur, a usé des gros mots utopie et lutte des classes. Mince ! heureusement qu'aucun journaliste télé n'était là, il se serait fait traiter de ringard...
À lire, un entretien en deux parties avec Yannick Kergoat, l'autre co-réalisateur du film, ici et là.
Je ne vois quant à moi rien de plus indiqué pour fêter ce film salutaire que de ressortir ma petite chanson sur ces saloperies de présentateurs de la télévision.
Fil Ze Loom - La Télévision
samedi 7 janvier 2012
La dette, c'est chouette !
- C'est un ajustement par le haut qui préservera votre niveau de vie.
- Nous devons continuer à réduire les effectifs de la fonction publique.
- Il faut réduire nos déficits en supprimant nos mauvaises dépenses.
- La réforme du financement de notre modèle social est devenue une urgence absolue.»
La logorrhée ultra-libérale de Nicolas Sarkozy (le 1/12/2011 à Toulon) me met dans tous mes états et pourtant elle n'a rien d'extraordinaire, ce monsieur ne faisant que répéter l'ordonnance prescrite par les « marchés financiers ». Mais bon, rien ne sert de s'énerver, hein, mieux vaut peut-être essayer de comprendre, quitte à continuer à pigner, d'accord, mais moins con.
N'ayant pas la télé, j'ai la chance d'avoir plus de temps pour m'informer (ah ben oué, hein, faut choisir) et voici quelques exemples d'informations toutes récentes, que j’ai glânées ou qu’on m’a signalées. Bien foutues et simples d'accès, elles ont toutes les cinq pour sujet la dette publique.
- Un dessin animé génial qui tourne sur le Net (« La dette, c'est chouette », et c'est pas compliqué),
- Un bouquin : « 20 ans d'aveuglement », qu'on m'a offert à Noël. Court, passionnant et à la portée de tous (j'ai pas encore fini mais je comprends tout, t'as qu'à voir).
- Le dernier numéro de Fakir, mon journal préféré. Spécial Crise de la dette.
- Un 4-pages d'Attac sur la question (à télécharger sur cette page).
- Deux émissions excellentes de « Là-bas si j'y suis », intitulées « Les économistes de garde » sur le traitement de la question de la dette publique dans les médias. C'est ici et là.
mercredi 4 janvier 2012
Michel Rocard, viens là que je t'embrasse !
lundi 2 janvier 2012
2012
Parmi tous mes souhaits pour 2012, j’en retiens une petite poignée, musicale, et vous invite à partager le maxi 45 tours ci-dessous (1), qui me tiendra lieu de carte de vœux.
DID YOU EVER est une chanson de Lene Duus (alias ScribbleTunes). J'adore cette mélodie, dont on peut écouter l’original ici et j'ai essayé d'en enregistrer une version très personnelle.
Que dire de HEY BULLDOG ? Les Beatles sont les plus grands et j'ai fait mumuse avec une de leurs chansonnettes, que j'ai copieusement massacrée à coups de samples de percussions et de sons de clavier pourris. Sorry, John...
DU PIED GAUCHE est une chanson magnifique de mon poteau Marco Pagès (chanson déjà présentée ici). Paroles tristes et mélodie imparable, j'adore. Merci Marco.
Guitare, chant, instruments programmés : FZL. Basse sur DU PIED GAUCHE : Johann Deloumeau. Photo pochette : Jean-Mi Deloumeau.
PS : que tout ça n’empêche personne d’aller traîner sur les blogs des Piggies, de Woody Bollocks & Fil Ze Loom ou de Poqui-Poqua…
(1) Furieusement moderne, non ?
DID YOU EVER est une chanson de Lene Duus (alias ScribbleTunes). J'adore cette mélodie, dont on peut écouter l’original ici et j'ai essayé d'en enregistrer une version très personnelle.
Que dire de HEY BULLDOG ? Les Beatles sont les plus grands et j'ai fait mumuse avec une de leurs chansonnettes, que j'ai copieusement massacrée à coups de samples de percussions et de sons de clavier pourris. Sorry, John...
DU PIED GAUCHE est une chanson magnifique de mon poteau Marco Pagès (chanson déjà présentée ici). Paroles tristes et mélodie imparable, j'adore. Merci Marco.
Guitare, chant, instruments programmés : FZL. Basse sur DU PIED GAUCHE : Johann Deloumeau. Photo pochette : Jean-Mi Deloumeau.
PS : que tout ça n’empêche personne d’aller traîner sur les blogs des Piggies, de Woody Bollocks & Fil Ze Loom ou de Poqui-Poqua…
(1) Furieusement moderne, non ?
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