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jeudi 8 janvier 2015

Je suis Charlie

Un dessin de David Pope, caricaturiste australien. 

Un dessin de Lucille Clerc.


mercredi 7 janvier 2015

mercredi 18 juin 2014

La misère ? Que j'n'ai à foot !


"Le Brésil, faites un effort pendant un mois, calmez-vous ! Rendez hommage à cette belle Coupe du monde. On a été au Brésil pour leur faire plaisir. C’est comme si les musulmans allaient à la Mecque, les chrétiens à Rome et les juifs à Jérusalem. C’est exactement ça d’aller à la Coupe du monde au Brésil et c’est pour ça que tout le monde s’en fait une joie.
Eh bien les Brésiliens, il faut qu’ils se mettent dans l’idée de recevoir les touristes du monde entier et que pendant un mois, ils fassent une trêve. Pas des confiseurs, mais qu’ils fassent une trêve. Il faut dire aux Brésiliens qu’ils ont la Coupe du monde et qu’ils sont là pour montrer la beauté de leur pays et leur passion pour leur football. S’ils peuvent attendre au moins un mois avant de faire des éclats sociaux, ça serait bien pour l’ensemble du Brésil et la planète football."

Ces propos dégueulasses sont signés Michel Platini, président de l'UEFA.

lundi 9 juin 2014

La Revue dessinée

Le hasard fait bien les choses, je découvre la semaine dernière dans ma médiathèque préférée un nouveau trimestriel qui me plaît tellement que je décide de m'y abonner et de me procurer sans tarder les quatre premiers numéros que, honte sur moi non mais c'est pas vrai, j'ai manqués à leur sortie. Là-dessus, me voilà-t-y pas rendu à Saint-Malo pour le festival du livre Étonnants Voyageurs où ladite revue est hébergée sur le stand de la librairie L'Odyssée. Ah ben là faut pas me le dire deux fois, bonjour madame la marchande vous me mettrez les quatre numéros de La Revue dessinée (puisque tel est le nom du petit chef-d’œuvre dont auquel que je cause depuis 16 ou 17 lignes) et pi si c'était pas abuser, je prendrais bien une dédicace du directeur, Franck Bourgeron, pi une autre d'Emmanuel Lepage, dont vous me mettrez ces deux albums, voilà merci c'est bien aimable.

La Revue dessinée, c'est un truc complètement original : un journal d'enquêtes et de reportages entièrement réalisés en bandes dessinées. Une super idée éditoriale donc et un énorme plaisir de lecture, tant les sujets sont variés et de qualité et grand le respect du lecteur.
Quelques sujets abordés dans les premiers numéros ?
  • La saga du gaz de schiste.
  • Entre alliances et méfiance, balade dans l'Europe des europhobes.
  • Passion byte, une chronique humoristique et très instructive sur l'histoire de l'informatique.
  • La Poste, une mutation choc.
  • 1792 - 1981, autopsie de la guillotine.
  • Face B, une excellente chronique musicale. 
  • FN : à l'école des futurs élus.
  • Sport : l'escrime sans feinte.
  • Grèce, la percée d'Aube dorée.
  • Les plaies de Fukushima.
À noter : les sujets dessinés sont complétés par des contenus exclusifs publiés sur le site Internet de la revue, le tout étant relayé sur Twitter et sur Facebook.


Pour finir, le prix : 15 euros le numéro (pour 228 pages de cette qualité, c'est donné).
Et une question : La Revue dessinée, c'est un journal de gauche ou de droite ? Réponse de F. Bourgeron dans le numéro 4 : « Comment dire les choses sans froisser personne... Disons qu'on est de gauche pour un con de droite... et de droite pour un con de gauche.»
Bon en tout cas, moi, je m'abonne !
PS : pour parfaire les présentations, deux mots d'intro signés de la rédaction :
« La Revue Dessinée est née de la volonté de six auteurs. Six auteurs qui ont ressenti, dans cette époque d’abattement et de conformisme, un impérieux besoin de liberté, de vitalité. Six auteurs animés par la double passion de la bande dessinée et de l’information.
Nous sommes partis d’un simple constat : les journalistes et les auteurs de bande dessinée sont des raconteurs d’histoires. Nous voulions, parce qu’il nous passionne, parler du réel, et seulement du réel, le dessiner tel qu’il est et redonner à nos métiers une dimension collective. Cette aventure, de son origine à sa réalisation, est inscrite sous le signe d’un élan vital : l’envie commune de vous parler d’actualité différemment.»

lundi 6 mai 2013

Néo cons

« Ce que la pensée conservatrice a de plus frappant, c’est sa vision moraliste des urgences politiques. Pour ceux qui la propagent, le problème principal de nos sociétés n’est pas l’accroissement considérable des inégalités de richesse et de pouvoir, le traitement inhumain des immigrés sans papiers, ou les atteintes à la vie privée par le fichage clandestin et la surveillance illégitime des communications. Non. Ce qui les préoccupe, c’est l’effondrement d’un certain ordre moral fondé sur le goût de l’effort, le sens de la hiérarchie, le respect de la discipline, le contrôle des désirs, la fidélité aux traditions, l’identification à la communauté nationale, et la valorisation de la famille « naturelle » et hétérosexuelle. Logiquement, la priorité, pour les conservateurs, n’est pas d’améliorer la condition économique des plus défavorisés, ou de mieux protéger les droits et les libertés de chacun. Elle est de restaurer cet ordre moral.»
Ruwen Ogien, philosophe et auteur de La Guerre contre les pauvres commence à l’école : sur la morale laïque.

Le meilleur des mondes

Amazon est une des saloperies capitalistes que je n'utiliserai plus. Oui, je sais, j'en utilise d'autres - superbe argument de ceux qui jamais ne se bougeront le tchul pour autre chose que leur propre fauteuil - mais il faut lire ce petit reportage sur le travail chez Amazon, terrifiant comme l'époque que nous vivons.

vendredi 6 juillet 2012

L'amour et la mort

J'ai... vu ? non, plus que ça... assisté à ? oh la non, j'étais tellement captivé que c'est quasiment comme si j'avais été acteur... bref, j'ai krtchpfff cette semaine un des plus beaux spectacles de toute ma vie. Ça s'appelle "Cavale", c'est une chorégraphie magique, poétique, incroyable, dont vous apprendrez l'essentiel ici et que j'aurais tant voulu voir une deuxième fois mais la pluie - bien que magnifique elle aussi - ne l'a pas permis.

jeudi 7 juin 2012

Business

J'aime bien écouter BFM le soir en préparant le repas. Entre deux nouvelles super importantes sur la marge opérationnelle du Club Med ou les tribulations de Saint-Gobain à la Bourse de Paris, on y entend immanquablement cette phrase : « Quel signe attendent les Marchés ? » (avec une majuscule à Marchés parce qu'il va sans dire que le type dans la radio ne s'inquiète pas de savoir si j'ai fait bonjour de la main au marchand de légumes bio de mon marché de quartier).
Quand je dis « J'aime bien », je m'entends... Je serais plus près de la vérité si je disais « Je hais ». M'enfin j'ai un don inné pour positiver et l'emploi à tout-va par les chroniqueurs de BFM de cette tournure de phrase (« Quel signe attendent les Marchés ? ») éveille systématiquement chez moi l'espoir utopique d'entendre un jour dans mon poste : « Quel signe attendent les chômeurs ? »
C'qu'on peut être bête.

mercredi 7 décembre 2011

Un tuyau

Voilà ce que j’ai entendu ce soir dans le métro : « Il faut penser aux septièmes de dominante renversées ! Tu peux aligner je ne sais combien de cinquièmes degrés sans que ça paraisse lassant, grâce aux septièmes de dominante renversées.»

C’est pourtant vrai, quand on y pense.

vendredi 18 mars 2011

Madame Prout

Tiens, c’est marrant, sur ce disque que je viens de trouver*, il y a un morceau sur Marine Le Pen.

Fuzzy Duck

* Quoi, c’est possible.

lundi 7 mars 2011

J’habite en France

Moi aussi, mon con, et j’en fais pas des chansons. Michel Sardou vient tartiner ses merdes à Rennes et ô ravissement, des esthètes anonymes vont lui souhaiter le bonjour.

SARDOU
(merci Marco pour le tuyau)

lundi 21 février 2011

Sales bêtes !

Il faut vraiment ne pas savoir quoi foutre pour se préoccuper du sort de vulgaires bestioles, quand on sait tout le mal qui, sur notre belle planète, est fait chaque jour à l'être humain.
Les bœufs* qui profèrent ce genre d'ânerie* sont sans doute difficilement accessibles à tout sentiment de compassion envers qui est à la fois vivant, doué de sensibilité et mangeable. Moi si, et même si je continue à ingérer de la viande, c'est de moins en moins souvent et en essayant de sélectionner mes achats en fonction de la façon dont les bestioles que j'ingurgite auront été conduites à la mort.
Bref, voici un énième film à voir en se bouchant les yeux, les oreilles et le nez. Conseil aux récalcitrants : imaginez qu'à la place de dindons, il s'agisse de votre chat/chien.
C'est ici, chez L214, une asso d'inconscients qui osent se préoccuper du sort de vulgaires bestioles etc.
Bon appétit à tous.

* Pardon aux animaux susnommés, pour l'amalgame diffamatoire.

dimanche 12 décembre 2010

Crois-en ma vieille expérience...

Neuf fois sur dix, quand un mec seul se retourne dans la rue, c'est qu'il est en train de péter.

(Bon, on a vu plus classe, comme article...)

lundi 31 mai 2010

Mais piske chte dis qu’y a péno !

Blog sans foot Je viens d’entendre Jacques Vendroux, chroniqueur sportif à France Inter, en sortir une bien bonne. Je cite le monsieur :

“La coupe d’Europe de football va avoir lieu en France. C’est bon pour le football français, c’est bon pour l’économie du pays, c’est bon pour l’image de la France.”

Ooooh puréééée, y a des soirs, c’est la groooossse fatiiiigue.

mardi 18 mai 2010

La phobie des isoloirs

J’ai arrêté de voter par instinct plus que de façon purement raisonnée. Je n’aime pas qu’on me prenne pour un demeuré, c’est humain et, depuis le temps que j’étais inscrit sur les listes électorales et que je remplissais mon “devoir” de citoyen, je commençais à l’avoir un peu saumâtre. Je ne trouvais jamais la moindre ressemblance entre les gens qui, comme moi, s’intéressent à la vie de la cité côté rue et ceux qui, en costume-cravate-voiture de fonction-mains manucurées qu’on voit aimables et souriants au sortir des bureaux de vote les jours de victoire électorale, bombent le torse devant les caméras et se réclament de MON bulletin de vote pour justifier toutes leurs saloperies à venir.

Sans compter que le consensus m’a toujours gêné – physiquement, je veux dire. Quand dans une discussion, l’assemblée se rejoint sur une position, c’est plus fort que moi, je rougis, j’ai l’œil qui pique, je ne sais plus où me mettre, en un mot, je suis gêné. Et, quel que soit réellement mon avis – pour peu que j’en aie un, ce qui est rare - sur la question abordée, je me débrouille pour balancer une vanne ou poser une question ayant pour but de contrebalancer la honteuse unanimité. Or, au hit parade des chefs qui opinent et des moues qui acquiescent, qui fait un plus gros tabac que “L’important, c’est de voter”, “Des gens se sont battus pour que nous puissions aller voter”, “Bon dieu, Le Pen a failli passer à cause de ces salauds d’abstentionnistes” ? LÀ, ça con sans suce méchamment… D’où aussi, sans doute, ma petite allergie à l’isoloir.

Bref, ça turbinait méchamment sous mon grand front (j’ai un grand front, c’est pas la chimio, c’est sans doute le vent d’ouest, je sais pas bien, en tout cas ça va pas en s’arrangeant) et la goutte d’eau a été, en 2008, le coup de force de nos parlementaires en vue de la ratification du Traité de Lisbonne, contre lequel je croyais pourtant bien avoir voté, et si je n’m’abuse on était un sacré paquet dans le même cas, paraît même qu’on était une majorité. J’en ai déjà parlé (ici).

Bref, tout ça pour arriver à ma lecture, ce matin dans le métro, d’un article qui m’a bien plu : une chronique du respectable Alain Accardo dans l’excellent mensuel “La Décroissance” (n° 26, mai 2010). Chronique que, sans vergogne, je reproduis ci-dessous. Parce que c’est pas tous les jours que je trouve dans les pages d’un journal le reflet d’une part de moi-même.

La Décroissance 69 - mai 2010 - Alain Accardo 
(Cliquer sur l’article pour le lire)

mardi 29 septembre 2009

Rock, Bretagne et littérature

Herve_Bellec Je ne vais pas me fouler mais pourquoi le devrais-je ? Chaque jour dans le métro, je savoure tranquillement quelques pages d’un bouquin que m’ont offert un copain qui habite de l’autre côté de la Terre et son amie, originaire de Bretagne et dont un des cousins s’appelle Hervé Bellec et écrit des livres.

Ce soir, je suis tombé sur le texte ci-après, qui m’a bien plu et qui prouve à l’évidence que Hervé Bellec, que je ne connais pas, est un sacré client et que j’aurai plaisir à boire une bière avec lui si l’occasion se présente !

Son bouquin s’appelle “Une heure de sommeil en moins”, c’est édité chez Coop Breizh. Et c’est bien.

Voici donc un extrait des “Filles de Spezet” :

Spézet, dans mon jeune temps, c’était Las Vegas. Nul casino, pourtant, nul hôtel de luxe mais c’est comme ça qu’on avait affublé cette brave bourgade perdue au fin fond de la Bretagne à la raison qu’il y avait une concentration de bistrots et de boîtes de nuit nettement supérieure à la moyenne nationale. Ainsi, le rituel de la piste du samedi soir passait immanquablement par les débits de Spézet. Chez Marianne, par exemple, ou au Spot pour ne citer que les premiers qui me viennent à l’esprit. C’était quelque chose. Les filles de ce coin-là avaient la réputation de ne point être farouches et la Meuse n’atteignait jamais de prix prohibitif. Pour les plus jeunes qui me lisent, je veux bien admettre que la Meuse ne signifie rien d’autre qu’un fleuve frontalier aux confins du pays qui traverse une région où le vote du Front national est particulièrement significatif, comme disent les observateurs, mais pour nous autres, quadragénaires et plus, la Meuse, c’était tout simplement une canette de bière sortie des brasseries de Lambézellec, sises en cette bonne vieille ville de Brest. Il était important au moment de la commande d’appuyer sur la première syllabe. La Meûûûse ! disait-on, comme pour singer le cri de la vache beuglant du fond de la verte prairie qui paisiblement dégringolait vers l’Aulne comme une longue langue verte cherchant à étancher sa soif. Marianne ! remets-nous quat’ Meûûûses ! hurlait-on donc du bout du comptoir. J’en soupçonne déjà vouloir me jeter l’opprobre au prétexte qu’une fois de plus je dresserais le portrait caricatural du paysan bas-breton ivrogne et doté d’un registre linguistique se résumant au maximum à une centaine de mots mais je tiens à dire que la musique que nous écoutions le samedi soir à Spézet, c’était tout sauf de l’abrutissement, tout sauf de l’acculturation. Nous étions peut-être ivrognes mais nous n’étions point des ploucs. Jugez plutôt : Hendrix, Rolling Stones, Crosby, Stills, Nash and Young, Creedence Clearwater Revival et j’en passe si l’on veut bien m’excuser du peu. J’aimais ça à dix-sept ans, j’aime toujours ça et je reste persuadé que celui ou celle qui renie ce qu’il a aimé jusqu’aux larmes dans sa jeunesse est son propre traître. Il profane ses rêves. Celui qui osera clouer le bec à mon autoradio alors que je fonce par un matin d’automne sur la RN 124 et que retentit dans les enceintes Who’ll stop the rain ou Brown Sugar, celui-là est un homme mort. Celle qui tentera en vain de me faire taire quand je braille sous l’eau tiède le dernier couplet de Stairway to heaven, celle-là ne mérite pas que je l’honore au sortir de ma douche. Soyons clairs, il n’est pas ici question de nostalgie, il est question de culture, j’insiste, et ma culture à moi s’est forgée ici, dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres autour de Spézet que j’arpentais d’est en ouest et du nord au sud sur un missile spatial intergalactique plus connu à l’époque sous le nom de Peugeot 103 et sans lequel il n’était même pas envisageable d’espérer qu’une fille daigne poser un regard sur vous. […]

lundi 1 juin 2009

lundi 11 mai 2009

Trois clics…

Allez, pas de chichis, pas d’intro, pas de développement, on va pas finasser ! Y a trois clics à faire aujourd’hui, et pi c’est tout ! Pas quatre ni cinq, trois !

Le premier, pour faire connaissance avec un nouveau mensuel, Fakir, et son premier numéro sur l’Europe. 2,80 €, c’est donné, pour un journal intelligent, documenté, marrant et qui démontre simplement mais de façon argumentée que l’Europe sociale, c’est pas pour demain. Ma carte d’électeur va pas s’en remettre en juin prochain ! On clique donc une première fois ici.

Le deuxième, pour jubiler à un méchant foutage de djeule de ces vieux « artistes de gôche » qui pédalant dans la Blédine à la recherche de leurs royalties perdues, sont prêts à privatiser les libertés. Juriste et rigolo, ça fait pas souvent la paire mais quand ça la fait, ça la fait, nom de diasse ! Alleeez, on clique ici !

Le troisième pour lire une interview ‘achement super et tout d’un monsieur qui écrit dans le Fakir sus-nommé. Qui bosse aussi de temps à autre chez Daniel Mermet. Allez, un dernier effort, c’est le troisième et ultime clic.

Enfin, c’est pas tout à fait vrai, parce que je n’allais pas me carapater comme ça sans remercier le précieux Rezo.net, qui me fournit ma lecture quotidienne et que je ne remercierai jamais assez. Tiens, ce coup-là, c’est moi qui clique, ici !

mercredi 6 mai 2009

Plein les fouilles !

Fric « On estime à 11,3 trillions de dollars les sommes d’argent concentrées dans les paradis fiscaux. Si ces 11300 milliards de dollars rapportaient honorablement 7 % et étaient imposés à 30 %, l’ensemble des États percevrait en retour 250 milliards de dollars par an. Cet argent pourrait être employé à éradiquer la misère sur la planète. »

Je cite de mémoire cette phrase de Let’s make money, documentaire de Erwin Wagenhofer, qui avait déjà réalisé We feed the world, le marché de la faim. Film accablant, démoralisant (par son contenu – que font les banques de notre argent ? - autant que par le peu d’empressement que nous avons à vouloir savoir ce qui se passe ici-bas : on était moins de dix hier soir dans la salle !), Let’s make money vous laisse sans espoir. La violence extrême et la puissance illimitée de ces « investisseurs-assassins » montrés dans le film ravale nos petits combats locaux pour le partage et la solidarité au rang d’aimables et même ridicules passe-temps.

Ce film vous colle la honte, aussi. La honte de la classe politique qui nous représente et dont la quasi-totalité des membres ont abdiqué leurs responsabilités. Honte des naïfs, aveugles volontaires ou non, qui font contre toute évidence confiance à leur prochain dès lors que celui-ci est costumé, cravaté, diplômé et parle d’argent avec mesure, sans passion ni haine dans le regard. La honte d’appartenir à ce monde sans foi ni loi où les truands richissimes fondent sur les pays sous-développés, où l’on étanche la soif des terrains de golf avant celle des hommes et où nous ne savons nous rassembler que pour des conneries de cérémonies sportives ou religieuses.

Bref, n’allez pas voir ce film, y a plus divertissant à la télé.

mercredi 8 avril 2009

Blaireau

De passage sur un forum informatique, chuis tombé sur cette réplique d’un gars, en réponse à un autre qui lui demandait de ne rien télécharger qui soit soumis à droit d’auteur :

« Heureusement que l on peut avoir quelque chose de gratuit dans ce monde ou tout est payant pour ma par je donne pas d argent à ceux qui sont déjà blindé médite la dessus blaireau .»

C'te classe ! J'adore...