samedi 1 novembre 2008

Les barbares

Visitor Lorsque le générique de fin arrive - n'est-ce pas, Shaé ? - pas question pour le spectateur de ce film unique de se lever immédiatement. L'estomac noué, on se demande simplement comment nous avons pu laisser nos sociétés nanties en arriver là. Plus tard, dehors, on va peut-être sentir monter la colère ; ou céder à l'abattement. Le film s'appelle The visitor. Son auteur et son réalisateur Tom McCarthy.

C'est à l'évidence le film à voir de la semaine.

L'histoire : Professeur d'économie dans une université du Connecticut, Walter Vale, la soixantaine, a perdu son goût pour l'enseignement et mène désormais une vie routinière. Il tente de combler le vide de son existence en apprenant le piano, mais sans grand succès. Lorsque l'Université l'envoie à Manhattan pour assister à une conférence, Walter constate qu'un jeune couple s'est installé dans l'appartement qu'il possède là-bas : victimes d'une escroquerie immobilière, Tarek, d'origine syrienne, et sa petite amie sénégalaise Zainab n'ont nulle part ailleurs où aller. D'abord un rien réticent, Walter accepte de laisser les deux jeunes gens habiter avec lui. Mais lorsque Tarek, immigré clandestin, est arrêté par la police dans le métro, puis menacé d'expulsion, Walter n'a d'autre choix que de tout mettre en œuvre pour lui venir en aide...

À propos de ce film et parmi d'autres, quelques lignes anonymes lues sur le net :

De temps en temps, un film nous rappelle que les meilleurs effets spéciaux au cinéma sont les (bons) sentiments et le goût des autres. The visitor touchera tous ceux à qui il reste un coeur (!) mais sans démagogie ou style mélodramatique. Le film de Thomas McCarthy évolue pourtant sur un fil fragile, susceptible de tomber dans certains clichés "humanistes", bien pensants, et manichéens. Mais non, la mise en scène pudique, le récit admirablement construit, et une interprétation plus que parfaite (un seul regard d'Hiam Abbas vous tétanise de bonheur) contribuent à cette combinaison idéale de bonheur et de tristesse qui font les œuvres dont on se souvient longtemps après les avoir vues. Comme une petite musique mélancolique qui s'entête à ne plus vouloir vous quitter, tout en dessillant votre regard sur les autres.

Pour les Rennais, The visitor passe tous les soirs à L'Arvor, à 19 h 30. Rien n'empêche de lire aussi cette bédé cousine du film : Paroles sans papiers, chez Delcourt.

lundi 27 octobre 2008

Géo Trouvetout

Tout ça pour caser un jeu de mots mythologique ! Il faut avoir la patience de se fader cette démonstration pour apprécier en gourmet - à 2'04" pile-poil - ce calembour qui sera donc la poilade de la semaine.

mercredi 22 octobre 2008

Midnight

Toujours aussi tordantes, les chansons de Fil Ze Loom ! Sur celle-ci, Midnight, la - somptueuse - partie de basse est due à l'ami Pierrot, bassiste du mythique Goret (mais aussi de Baboonass Connection et des prometteurs Piggies). Fil Ze Loom chante et fait mumuse avec guitares et claviers.

lundi 20 octobre 2008

Les gentils éteignoirs

Non-violente, marrante et utile, l'action du Clan du Néon consiste à éteindre les néons restés allumés la nuit alors que les commerces sont fermés. C'est la rébellion pacifique de la semaine (et c'est ouvert à tous) !

mercredi 15 octobre 2008

Les caisses ont débordé...

Grâce à la vigilance de mon copain Philippe, photographe disert, voici quelques lignes de Sébastien Fontenelle, disparues bien vite des pages de Bakchich info.

L'INSURRECTION QUI VIENT
Cet hiver, tu verras.
Comme tous les hivers, tu verras aux jités leurs mines compassées, quand on relèvera des SDF crevés de froid.
Tu verras leurs minauderies obscènes, dégueulasses, quand l'Afrique aura faim.
Tu verras leurs sales petites commisérations répugnantes, aux soirs où ils compatiront, du fond du cœur, mâme Dupont, à la détresse des miséreux qui le 15 du mois recomptent leur minuscule monnaie aux caisses de chez Lidl.
Tu verras : ils te diront que les caisses, justement, et maaaaalheureusement, sont toujours aussi vides - écoutez comment qu'elles sonnent creux, et comment que vous allez en chier.
N'oublie pas, je te prie.
Qu'ils auront tout de même trouvé, nonobstant ce vide abyssal, et en très peu d'heures, des centaines de milliards d'euros, pour les pansus possédants qui le 13 octobre 2008 avaient une douleur aux placements.
N'oublie pas, je te prie.
Que "les grands pays de l'Union européenne" ont trouvé ce jour-là 1700 milliards d'euros.
Pour des "plans de sauvetage" des banques.
1700.
Milliards.
D'euros.
16,5 fois le montant de "la dette publique globale de l'Afrique".
23,2 fois le montant de "l'aide publique au développement des pays pauvres par les pays riches".
212,5 fois "le budget du Fonds mondial contre les pandémies destiné à combattre le Sida, la tuberculose et le paludisme
(6 millions de morts par an)".
N'oublie pas que pour te hisser hors de ta misère : ils n'ont jamais un rond.
Mais qu'au jour de sauver la porcherie capitaliste ?
Mâme Dupont ?
Les caisses ont débordé.

Sébastien Fontenelle

lundi 13 octobre 2008

Ze Loom hebdo

Les Piggies à Saint-Brice-en-Coglès, ce fut du super bon miam-miam pop-rock à souhait, à consulter sur le blog de la semaine.
Et comme ici, malgré la crise, on n'est pas chiche, voici une belle arnaque diligentée par un grand industriel, une patronne des patrons et leurs petits chiens-chiens les journalistes. Ce sera le bonus de la semaine.

lundi 6 octobre 2008

Effets de manches

Corona, la bière... tout le monde connaît. Moins connue est Corona, la ville de Californie où l'on fabrique une partie des guitares Fender. Ça vaut le coup d'œil et c'est la visite de la semaine.